Introduction


Le sujet abordé aujourd'hui est un sujet difficile, encore tabou dans notre société. Si vous êtes sensibles au thème du suicide, que vous n'avez pas envie de lire un article chargé en émotion, passez votre chemin.


Aujourd'hui, je prends la parole pour parler à coeur ouvert du mal-être dans la profession vétérinaire. ❤️‍🩹​ De ce qui a été mon mal-être. Je vous embarque dans ces coulisses, pas très belles, mais je vous laisserai avec un message d'espoir.


J'ai eu des difficultés à gérer cette rédaction, quel fil conducteur lui donner. Pardonnez-moi si mes propos sembles décousus.

Si vous avez besoin d'aide, appelez


  • « Un pass dans l’impasse », une équipe de psy formée 0800 300 25
  • La ligne d’écoute du Centre de Prévention du Suicide en Belgique : 0800 321 23
  • Médecins en difficulté: 0800 23 460
  • Un proche de confiance

"Suicide doesn’t take away the pain, it gives it to someone else"

Il y a quelques jours, un message a été posté dans un groupe privé de vétérinaires, étudiants et diplômés. Mathilde, 27 ans, avait mis fin à ses jours. Leur amie, leur ancienne camarade. Une de plus. Ce genre d'annonce revient trop souvent. Il y a eu aussi Marc, Joëlle, Thibaut, Steve...


Quelques chiffres: entre 1979 et 2015, près de 400 vétérinaires sont morts par suicide aux États-Unis. Les hommes vétérinaires ont deux fois plus de risques que la population générale, les femmes presque quatre fois plus. Une étude pour Royal Canin révèle que 70 % des vétérinaires ont perdu un pair par suicide, et près de 60 % ont déjà eu besoin d’aide professionnelle pour faire face à un stress, une anxiété ou une dépression liée au travail. (Source: BBC).


En France, une étude menée par le Pr Didier Truchot en 2023 indique que 4,7 % des vétérinaires ont déjà fait une tentative de suicide. 20 % ont eu des idées suicidaires dans l’année écoulée, et près de 5 % en ont eu régulièrement dans les semaines précédant l’enquête. Enfin, 37 % présentent une addiction au travail.


Je pense que c'était important de le souligner. Vous n'êtes pas seul•e.

"37 % des vétérinaires ont une addiction au travail : ils entretiennent une relation de dépendance vis-à-vis de leur travail. "

Photographe pour vétérinaire en Belgique
Photographe pour vétérinaire en Belgique

Tout commence à l’Université. On y entre plein·e d’espoir, et directement, le ton est donné : "Regardez à votre gauche, regardez à votre droite, un seul d’entre vous réussira." Pas d’espace pour les rêves, encore moins pour la faune sauvage : on vous parle du "syndrome Daktari" avec condescendance. Rapidement, on devient des numéros, perçus comme incompétents. Les professeurs bienveillants étaient rares. Un seul enseignant, notre prof d’immunologie, a osé nous parler de souffrance estudiantine et nous laisser son numéro personnel. Je n’ai compris sa démarche que bien plus tard.


C’est là que tout a commencé : la peur de l’échec, le sentiment d’être "nulle", pas assez brillante ni ambitieuse. Les blocus m’ont marquée, j'ai beaucoup pleuré. Les stages étaient quasi inexistants, les cliniques aussi. On avale des tonnes de théorie mais la pratique reste abstraite. Pas de cours de psychologie, pas de formation à la communication, presque rien en gestion des émotions ou de l’échec. Et c’est là, selon moi, que l’Université faute. La psychologie, la communication, le développement de l'intelligence émotionnelle sont tant d'éléments importants pour la réussite dans ce métier! Et par réussite j'entends: épanouissement personnel.


On ne nous a pas appris à parler "correctement" de la maladie, ni à accompagner les familles, ni à gérer la mort. Pas un mot sur le syndrome de l’imposteur, rien pour nous aider à nous connaître et nous protéger. On ne nous a pas préparés à affronter les réseaux sociaux, ni à tenir debout quand on est au cœur de la douleur, des responsabilités, de la rentabilité, du vivant. Petit à petit, on s’oublie. Et on s’épuise.


La fac nous pousse jusqu’au bout. Je me souviens d’un bug d’horaire où ma binôme et moi devions enchaîner 36h sans repos : équine, autopsie, bovine, le tout avant de reprendre le volant. Ma sœur s’était inquiétée, une de ses amies avait perdu sa petite sœur, elle aussi étudiante, dans un accident de voiture après des gardes interminables en médecine si mes souvenirs sont exacts. Déjà à la fac, j'ai commencé à "parler véto, penser véto, dormir véto", c'est là que j'ai commencé à perdre mon identité.

Photographe pour vétérinaire en Belgique

Le grand bain


Puis, le grand bain. L’heure du diplôme. Honnêtement, je n’ai aucun souvenir du moment où j’ai appris que j’avais réussi. Trou noir. Le stress, sans doute. Autour de moi, certains savaient déjà où ils feraient leur internat, leur résidence, leur doctorat. D’autres avaient déjà un poste en vue. Et puis il y avait les gens comme moi, qui avaient tellement douté d’y arriver qu’ils n’avaient pas osé être ambitieux, et se retrouvaient sans direction précise.


Parlons de la clientèle et plus particulièrement de la clientèle d'animaux de compagnie. Ma maigre expérience en stage ne me permet pas d'écrire de longues lignes sur le milieu rural. La clientèle, c'est vous et moi. C'est votre cousine, votre voisin, le garagiste, l'entrepreneur. Il y a tellement de profils différents mais très souvent, l'animal de compagnie est un membre à part entière de la famille.


En dehors des consultations vaccinales ou suivi de reproduction, généralement quand on va chez le vétérinaire, c'est parce quelque chose ne tourne pas rond. Le client de 2025 veut tout, tout de suite. Aussi, il arrive stressé parce qu'il a stressé Médor pour le mettre dans sa boite de transport, parce que Médor a peur ou veut se prendre le chou avec Pupuce en salle d'attente, stressé d'avoir le diagnostic et de voir la facture et en plus le vétérinaire ose être en retard! Bref, un cocktail émotionnel explosif. Et ces émotions, nous, nous devons y faire face. Sauf qu'on n'a reçu aucune formation pour cela. On finit par culpabiliser.


De l’autre côté de la table, le client oublie souvent qu'il y a un soignant qui n’a pas dormi, qui a été appelé trois fois la nuit précédente, qui n’a pas mangé. Qui a peut-être même pleuré parce qu'il a euthanasié un patient de longue date ou perdu un animal en hospitalisation pour lequel il avait plein d'espoir. Ce soignant il passe de la joie aux larmes. Mais ce soignant, il continue parce qu’on lui a appris: marche ou crève. Si tu montres que tu es fatigué, c’est que tu n’es pas fait pour ce métier. Et on y croit. Tellement qu’un jour, on accepte de ne pas sortir faire ses courses pendant une semaine, de ne pas sortir de l'enceinte d'une clinique, parce qu’on est «en internat». Parce qu’un patron nous l’a interdit. Et on obéit.


J’ai travaillé pour 1000€ brut en tant qu’indépendante, sans protection. J’ai bossé 80, parfois 100h par semaine. Et non, je n’exagère pas et je suis très loin d'être la seule! Les fameuses semaines «de garde 24/24», c’est du 8h-22h non-stop, 7 jours sur 7, avec des nuits hachées par les urgences. Je ne le regrette pas. J’ai vécu des choses fortes, j’ai appris énormément, j’ai ri, pleuré, j’ai tissé des liens précieux. Mais je me suis crâmée. Je ne dormais plus, je perdais du poids, j’étais irritable, je redoutais les appels. J’avais la nausée rien qu’à l’idée d’une nouvelle garde. Et par-dessus tout, les remarques : "vous êtes stagiaire ?", "vous faites ça que pour l'argent!", "comment ça vous ne savez pas ce qu’il a ?", "c’est honteux de ne pas pouvoir me recevoir, espèce de co*****", " de toute façon vous les vétérinaires, vous êtes manipulés par bigpharma", "vous empoisonnez nos animaux pour vous faire de l'argent". Heureusement, j'ai aussi réconforté, j'ai sauvé des vies, j'en ai pris certaines. 🫶 J'ai eu des accolades, des merci teintés de larmes, des fleurs et des biscuits. J'ai rarement eu un "merci" de la part des vétérinaires qui ne prenaient pas leurs gardes et comptaient sur nous pour les assurer. Pourtant, pour chacun des cas, un rapport leur était rendu, parfois à 4h du matin entre 2 urgences. Merci pour vos soins et votre suivi. 1 seconde.


J’ai eu honte de la personne que j’étais devenue cette année-là. Pas en tant que vétérinaire: j’ai toujours donné tout ce que je pouvais pour les animaux. Mais j’ai eu honte de l’amertume qui m’a envahie, de la fatigue qui m’a volé ma joie, de la colère qui m’a rendue triste. Et pourtant, je n’étais pas seule à vivre ça. Je me sentais nulle face aux spécialistes, aux vétérinaires plus expérimentés. Je me disais que je n’étais pas à leur hauteur, que je ne le serais jamais. Et quand je dis pas à la hauteur, je parle d'une exigence que je m'impose et que je pense que les clients imposent également. Je pensais vraiment que je devais pouvoir me servir de la radio, de l'échographe, de l'endoscope, réaliser des césariennes d'urgences, traiter des déséquilibres électrolytiques, manipuler un chien qui veut me tuer seule, être correcte en dermatologie, en ophtalmologie, savoir faire une ration ménagère, tester une rupture de ligaments croisés, gérer une anesthésie, sonder un chat en globe, m'occuper du client qui tombe dans les pommes à l'annonce d'une terrible nouvelle, m'occuper aussi bien d'une poule que d'un lapin ou d'un chien ou d'un chat. Puis il fallait aussi que je reste solaire et ne surtout pas trop facturer et que je reste au courant des dernières avancées tout en gérant la comptabilité! 🤯​

Il est aisé d'avoir de la reconnaissance pour votre vétérinaire lorsque tout va bien. Mais combien de clients ont montré un niveau d'intolérance élevé lorsque leur vétérinaire a "failli" à leurs yeux? Lorsque le diagnostic n'était pas le bon, lorsqu'il y a eu des complications, lorsqu'elle/il n'a pas décroché ce soir-là?

Photographe pour vétérinaire en Belgique
Photographe de chien en BelgiquePhotographe pour vétérinaire en Belgique

Existe-il des caractéristiques communes aux personnes qui sont devenues vétérinaires?


Je n’ai pas fait de recherches sur le sujet, je vous partage juste mon ressenti. Je crois que la grande majorité des personnes qui choisissent des études dans le secteur médical (vétos, kinés, médecins, infirmiers, éducs spécialisés, …) sont des personnes profondément empathiques. Émotions vives, intuition affûtée, empathie rare… mais aussi vulnérabilité profonde. Personne ne nous apprend à gérer ces caractéristiques à moins de pousser les portes d'un psychologue ou d'un coach. Personne ne vous apprend à devenir résilient plus vite ni à poser nos limites sereinement.


De mon côté, j’ai beaucoup exploré le MBTI (Myers-Briggs) ainsi que l'ennéagramme pour mieux me comprendre. À défaut d'être validé scientifiquement, ces outils m’ont permis de comprendre mon mode de fonctionnement dans les grandes lignes et de réaliser qu'il y a des modes de fonctionnement extrêmement différents! Peu à peu, j'ai identifié mes besoins mais surtout de réalisé qu'ils sont différents de ceux de la personne en face.


Avant ça, je pensais qu’on partageait à peu près tous les mêmes valeurs et qu'on avait tous les mêmes besoins. Je ne comprenais pas pourquoi un client me trouvait super rassurante alors qu’un autre me trouvait trop froide. Je ne savais pas comment me positionner. Fallait-il être rassurante ou un peu inquiète? Montrer de l’assurance ou de la prudence? Ces questions, je suis certaine que de nombreux soignants se les posent. Parce qu’au-delà de notre compétence médicale, on veut aussi être perçus comme des personnes humaines, dignes de confiance. Et quand on déçoit quelqu’un… c’est comme un coup en plein cœur.

Le salaire, les horaires, l'environnement.


Je n'ai pas envie d'écrire de longues lignes sur le salaire. Je vous ai déjà donné un chiffre ci-dessus. Je peux vous donner un second chiffre d'un emploi qu'on me proposait. On m'a proposé de travailler pour 5€70 de l'heure après mon internat. Des amis à moi ont travaillé pour des salaires fixes où ils percevaient... 0% sur leurs gardes. Qu'ils fassent 10 chirurgies de nuit sur le mois ou 0 c'était juste pareil. Une autre amie à moi est partie travailler à l'étranger après une dernière expérience où elle avait réalisé que son patron la payait moins que les assistantes vétérinaires. Les gardes sont également très lourdes notamment de part le nombre d'appels "non urgents" à traiter. Une tique sur Médor à 2h du matin, un sac de croquette le dimanche à 23h, des demandes de renseignement le samedi à 22h,...


Avec le rachat des structures par des groupes de financiers, la question d'éthique se posera peut-être, de la liberté des soins que souhaite apporter le vétérinaire, de sa liberté à fixer ses prix, de rémunérer ses collaborateurs. Une nouvelle forme de pression est arrivée pour certains. Il y avait un marché à prendre: énormément d'animaux de compagnie, des gens toujours prêts à mettre plus d'argent dans les soins, des vétérinaires gérants épuisés. Ils ont saisi l'occasion. 💶

Pour certain•e•s, la vente a été un soulagement, il faut le reconnaitre.


Autre point: l'isolement des vétérinaires, surtout ruraux. La pénibilité du travail associée à l'isolement rend la vie difficile certains jours pour ces vétérinaires de campagne. Quand on me demandait pourquoi je n'ouvrais pas mon petit cabinet, j'ai toujours dit que j'avais toujours travaillé en équipe et que je ne me voyais pas traverser toutes ces épreuves seule et n'avoir personne avec qui célébrer les réussites. Mon point de vue n'a pas changé. Une équipe soudée et bienveillante vous rend plus heureuse/heureux.


Finalement, le regard que porte la société sur ce métier: vétérinaire c'est le plus beau métier du monde. Quand j'ai commencé à manifester mon mal-être, mon arrêt de la patique, 90% des gens ont porté un jugement très dur à mes yeux. Des phrases assassines comme "mais enfin, tes parents t'ont payé ces études!" "c'est n'importe quoi, je connais le Dr X qui est très épanoui!" "t'es vraiment une fragile, faut persévérer et ça ira" "non mais t'es sûre?!" "toutes ces études pour ça... pff" "c'est dommage pour les animaux" "les vétos manquer d'argent? hahaha t'as vu la maison de de Dr Y qui roule en BMW?!".

Affronter ça m'a demandé une sacrée dose courage mais l'apprentissage est énorme!


Tout à coup, vous voyez qui vous veut du bien et qui semble se ficher de votre ressenti. Vous voyez qui cherche à comprendre et qui est dans le jugement. Votre cercle d'amis est remodelé, même votre regard sur votre famille peut changer. Certaines amitiés seront renforcées, d'autres s'éteindront. Vous verrez peut-être des gens vous tourner le dos. C'est ce que j'ai vécu mais c'était pour un mieux! Vous parviendrez même à ouvrir le regard de certaines personnes sur cette problématique qui ne concerne pas que les vétérinaires. Vous aurez des discussions profondes et vous tisserez des liens avec de nouvelles personnes. 🙏​


S'il est vrai que nous sommes tous remplaçables au travail nous ne le sommes pas pour nos proches.

Photographe pour vétérinaire en Belgique

La contagion suicidaire


Encore un autre phénomène décrit en psychologie. La contagion suicidaire. C’est le phénomène par lequel l’exposition au suicide d’une personne (par les médias, un proche, une célébrité, etc.) peut augmenter le risque de suicide chez d’autres, surtout chez les personnes vulnérables.


Pourquoi ?

  • Cela baisse le seuil de passage à l’acte: si quelqu’un l’a fait, "moi aussi je peux".
  • Cela renforce l’identification: "il/elle me ressemble", "il/elle a vécu la même chose".
  • Cela normalise ou glorifie le geste si c’est mal présenté.


Chez qui c’est le plus dangereux ? Les jeunes, les personnes déjà dépressives, hypersensibles, ou dans des milieux à risque (comme les soignants, dont les vétérinaires). D'où l’importance de parler du suicide avec prudence, éviter les détails du passage à l’acte, mettre en avant les ressources d’aide et l’espoir.


Mon message d'espoir


J’ai écrit ce texte pour soutenir ceux qui souffrent en silence et pour éclairer ceux qui ne sont pas du métier. J’ai traversé ces douleurs, d’autres aussi. Elles ne restent pas gravées à jamais. Vous avez le droit, et même le devoir, de prendre soin de vous. Si ça passe par un arrêt, par un appel à un proche, par le fait de pousser la porte d’un professionnel de la santé: faites-le. Quelqu'un vous attend, pour vous écouter. Pour une fois, laissez les autres vous aider.


Il y a autour de vous des personnes incroyables pour qui vous comptez, même dans vos pires moments 💛


Et non, vous n’êtes pas que vétérinaire. Vous êtes aussi une sœur, un frère, une fille, un fils. Peut-être un•e artiste, un•e passionné•e de chevaux, de théâtre, de mécanique, de lecture. Vous êtes aussi marraine, parrain, ami•e précieux•se, ou compagnon d’une boule de poils qui vous adore. Je sais que parfois tout semble flou, comme si la vie vous passait dessus mais c'est vraiment vrai! Vous pouvez retrouver le sourire, vous pouvez vous réinventer à chaque instant. Vous pouvez continuer ce métier de manière plus équilibrée et épanouissante en mettant en place différentes choses.


Vous avez le droit de faire pause. De chercher un job alimentaire le temps de souffler. De partir un moment. De revoir vos priorités. De lire ce livre, de prendre ces vacances. De faire en fait, ce qui est bon pour vous! Il existe des ressources: du sport, des programmes créés par des vétérinaires pour des vétérinaires afin de retrouver leur santé mentale et physique ou mieux encore, de le faire avant de sombrer. La première étape, c’est d’en parler. De franchir ce pas "j'ai besoin d'aide, je n'en peux plus". Vous pourriez découvrir de nouvelles magnifiques facettes de vous-même dans cette étape de votre vie. La réussite de votre vie ainsi que vos qualités humaines ne dépendent pas de vos performances professionnelles. Par contre, elle pourra dépendre de cet instant, ce moment où vous vous choisirez. Vous en valez la peine. 💛


Pour conclure, merci à mes ami(e)s d'avoir toujours trouvé les mots justes, d'avoir décroché à chaque appel, répondu à chaque message et surtout d'avoir débarqué sans prévenir. Merci à ma famille. Merci à tant d'autres qui ont été de réels piliers dans ces moments si difficiles. Notamment les personnes sur qui j'ai toujours pu compter pour prendre soin de mes animaux et donc, d'une partie de mon âme. Et puis, ces "presqu'inconnus" à qui j'ai partagé des bribes de vie quand ils demandaient pourquoi je n'exerce plus et qui m'ont dit que j'étais réellement courageuse d'oser en parler et d'avoir osé me mettre en priorité. Et puis je me dis merci à moi-même, d'avoir fermé cette porte ou pris une longue pause (l'avenir nous le dira), d'avoir choisi d'écouter mes tripes. 💛


Merci de m'avoir lue. 🌞​


On tient à vous. Vraiment


Elisabeth

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